| Introduction
"Méditer c'est simplement être, sans activité, sans pensée, sans émotion. La méditation est un tel mystère que l'on peut l'appeler une science, un art et un tour de main. La méditation n'est pas réservée aux moines ou aux personnes qui ont perdu la joie de vivre. La méditation n'est pas de l'introspection ; l'introspection est une réflexion à propos de ce que l'on fait.
Toute méditation doit respecter trois points essentiels : relaxation, observation, neutralité. Le secret pour méditer est d'ôter aux activités ce qu'elles ont d'automatique ; la vie toute entière devient alors méditative. En perdant la rigidité mentale, on devient réceptif.
Dans la méditation, il faut être patient et surtout pas avide de résultats". Osho Rajneesh, extraits de "Techniques de méditation
Méditer, c'est se soigner Dans les traditions orientales, méditer est une médecine du corps et de l’esprit. À nous de devenir les acteurs de notre bien-être.
Le niveau supérieur de la
pratique de la méditation est l'établissement de l'attention. Cette pratique
consiste à veiller, à prêter attention aux choses perçues, ressenties,
vécues, sans juger, sans intervenir sur leur contenu ni sur leur
déroulement.
Quand votre corps et votre
mental seront calmés, vous verrez qu'ils sont accordés, un pont les relie.
Ils ne se précipiteront plus dans des sens opposés. Cette réconciliation
vous sera d'un grand secours dans la troisième phase, celle de la prise de
conscience de vos humeurs, de vos émotions, de vos sentiments.
Quand le corps, l'esprit et
le cœur fonctionnent parfaitement et chantent ensemble, une symphonie se
fait entendre en vous.
"Notre esprit est notre corps et notre corps est notre esprit : la méditation est l'une des clés de cette réconciliation fondamentale." Frédéric Rosenfeld
Si vous apprenez à relaxer seulement quelques muscles, les bienfaits de cette relaxation peuvent se diffuser dans tout votre corps et vous apporter une sensation de plénitude non seulement corporelle mais également mentale.
« Traverse tranquillement le bruit et la fureur et n’oublie pas la paix que peut t’apporter le silence. » Helen Fielding
« Loin du monde et du bruit, goûter l’ombre et le frais ». La Fontaine
formulait ainsi ce moment idéal auquel nous aspirons tous, instant de
bonheur venu du fin fond de l’enfance, où l’on se tient un peu hors du
temps, en retrait de la respiration bruyante du monde, entre la veille
et le sommeil, doucement bercé par un charme qui parfume de rêve la
plus humble des réalités. Se tenir hors de la fureur du monde, se
ressourcer en s’abreuvant précisément à la source pure du silence,
rompre avec le rythme absurdement cadencé de la vie moderne, voilà qui
est mieux encore qu’un privilège princier : un instant d’éternité. Ne
traversons pas la vie en se privant de ce privilège qui ne dépend que
de notre disponibilité intérieure, de notre capacité de nous abstraire
un moment et de faire silence pour mieux faire surgir la délicate
symphonie de l’essentiel !
François Garagnon
Auteur du best-seller “Jade et les sacrés mystères de la vie”
Dernier livre paru : "Joy et la divine quête du bonheur"
Chuuuuutttttt...............dormir n'est pas interdit !!! si ça peut vous faire du bien !  Pourquoi méditer ?
La relaxation apprend à notre organisme à éliminer rapidement et automatiquement les tensions accumulées au cours de la journée : stress, pensées parasites, attaques psychologiques ... La relaxation permet d'acquérir plus de concentration ou d'acuité : telles que la réflexion, l'observation ...
Réduction de la fatigue, de la forme, augmentation du tonus, diminution de la contraction musculaire, frein aux insomnies, limitation des maladies psychosomatiques, amélioration de la posture, réduction de symptômes tels que tremblements, rougeurs, bouffées de chaleur, etc... • Sur le plan mental : Gestion positive des pensées, calme, gestion des émotions, équilibre, vie spirituelle intense, exploration de l’inconscient, meilleure connaissance de soi-même, paix de l'esprit, amélioration de la concentration, de la volonté, création de sens à sa vie, amélioration de ses relations avec les autres, réduction des risques de dépression, recul de l'anxiété, du stress, de l'irritabilité, etc...
Pourquoi avons-nous besoin de nous relaxer ? En quoi consiste la relaxation ?
- La baisse de tension sur les muscles a un effet sur les pensées, les émotions, la douleur.
- Pour faire face au quotidien, à tout ce qui nous arrive dans la vie
Deux systèmes interagissent en nous : • Le système végétatif et inconscient • Le cortex et le conscient
la relaxation entraîne le rétablissement de l’équilibre entre corps et esprit, le développement des facultés intellectuelles (concentration etc.), la maîtrise de soi, la paix intérieure et donc avec les autres. Elle permet de s’aimer, de se valoriser, d’avoir une bonne image de soi.
Les personnes tendues prêtent le flanc aux maladies, gaspillent leur énergie vitale. Elles sont, par exemple, victime d’hypertension, D’ulcères, de colites, de maladies de la peau, de migraines, d’insomnies... La relaxation est un outil, pas un but. Se relaxer c’est venir à soi. Il faut y prendre plaisir, ne pas faire d’effort, sinon, il ne sert à rien de se relaxer si cela nous demande de nous fatiguer.
Profitez de l’instant : c’est dans l’immédiateté que réside le plaisir. Vous devez apprendre à être présent dans ce que vous faites. Lors d’une séance de relaxation, ne pensez qu’à vous et à ce que vous êtes en train de faire. Et savourez cet instant. Réapprenez à vous servir de tous vos sens, c’est par eux que vous prenez conscience du monde. Plus ils seront ouverts, plus vous percevrez les autres.
N’avez-vous jamais ressenti combien une respiration saccadée, difficile, peut vous donner l’impression de suffoquer, d’être essoufflé ? Il suffit parfois de vous redresser et d’inspirer un grand coup pour que vous vous teniez moins bossu, plus relax. La respiration est très importante pour la relaxation. Il existe une différence entre la respiration thoracique (thorax) et la respiration abdominale (ventre).
En contrôlant votre respiration, vous êtes à même de contrôler vos émotions, de vous calmer. Cette technique contribue à la maîtrise de soi. Vous vous oxygénez, permettez à vos poumons de jouer leur rôle de purificateurs, à vos cellules de se décrasser. Les exercices respiratoires ont donc des vertus thérapeutiques.
Les techniques respiratoires requièrent juste de se tenir droit de manière à avoir la cage thoracique ouverte. Le rythme doit être lent et ample. Le contrôle de la respiration sert également de base à d’autres techniques de relaxation.
Débarrassez-vous des choses négatives Installez-vous confortablement, la colonne vertébrale bien droite. Imaginez que chaque expiration chasse tout le négatif, vos pensées, vos problèmes. Lorsque vous inspirez, dites-vous que vous avalez tout le positif. Les choses positives chassent les négatives, vous devez les rejeter. Détente par la respiration. Toujours installé confortablement, fermez les yeux. Détendez vos muscles, laissez-les ramollir. Commencez par ralentir votre respiration. Sentez l’air qui pénètre dans vos narines, frais, qui en ressort, un peu plus chaud. Visualisez son parcours, il grimpe dans votre nez, passe dans les sinus, descend dans votre gorge, traverse les bronches, entre dans les poumons, qu’il gonfle.
Votre cage thoracique elle aussi s’étire, elle se détend. Imaginez maintenant que cet oxygène est diffusé dans tout votre corps, qu’il régénère vos cellules, les nettoie. Il atteint le cerveau, l’enveloppe de sa gangue protectrice. Dans "La voie de la méditation", Saï Baba écrit : "Si l'homme désire transformer sa vie intérieure comme extérieure en une vie de splendeur, la méditation est la meilleure discipline spirituelle qu'il puisse adopter [...]. Il ajoute : "C'est uniquement par la méditation que les grands hommes et les sages ont contrôlé leurs activités mentales".
Les obstacles à la méditation :
- L'ego (identité artificielle ou personnalité)
La psychologie enseigne que seules les personnes ayant un fort ego peuvent gagner la bataille de la vie ; l'homme humble est écarté de la compétition générale et est relégué aux rangs inférieurs de la société. De telles prémisses ont logiquement abouti à la mise en place d'une culture globalement axée sur la production de personnalités égo centrées et ambitieuses. La réussite provoque une telle enflure de l'ego que celui-ci devient un barrage insurmontable dans la voie méditative. A l'opposé, l'homme qui se considère comme un raté a peur de tout, il n'ose s'engager dans rien et certainement pas dans la découverte du Soi (le Soi est le Moi réel). Mais l'instance qui permet de dialoguer avec l'extérieur et l'intérieur est le MOI, sinon cela mène à la folie. Donc, ni trop ni trop peu ..... Les bavardages incessants du mental
2. Les pensées dans le cerveau se succèdent obstinément, certaines sont pertinentes, d'autres creuses et épuisantes. Le trafic est permanent. La raison humaine est capable de réduire n'importe quoi en verbiage. Dans un tel état, il est impossible de méditer. Méditer signifie vivre sans langage, de manière silencieuse. Quand une certaine paix descend sur soi, il ne faut surtout pas verbaliser, cela détruirait instantanément le moment de grâce. Le processus de la pensée est une activité du mental inférieur ; il ne s'arrête pas automatiquement en méditant ; pour freiner cette activité, la meilleure technique est le ralentissement de la respiration : celle-ci doit être silencieuse et se faire dans la partie supérieure du thorax. Il faut apprendre à percevoir sans formuler.
La posture
Plusieurs positions
sont possibles, mais nous devons nous attacher à choisir la posture la
plus simple possible. Au début, les mains reposent sur les genoux mais ne
saisissent rien, les yeux sont mi-clos mais ne regardent rien.
Assis en tailleur, les
jambes croisées, les pieds sous les genoux (position dite du lotus) ou un pied dessus et un pied dessous (position dite du
demi-lotus), le dos et la nuque bien droits, les deux mains posées sur les
genoux paumes tournées vers le haut, l'index devant toucher le pouce.
L'on peut s'asseoir sur un petit coussin de façon
à ce que les jambes retombent et que la verticalité du corps puisse être
obtenue. L'élément primordial est la position de la colonne vertébrale qui
doit être presque " tendue " un peu comme la corde d'un arc. Il faut
chercher ce point d'équilibre, qui existe chez tout un chacun, en
particulier en se laissant légèrement tomber vers l'arrière. On peut
également se balancer doucement d'avant en arrière jusqu'à ce que ce point
d'équilibre soit trouvé.
Ainsi, doit commencer la
méditation en respirant normalement, sans forcer à l'inspiration, ni à
l'expiration. La respiration connaît elle-même ses rythmes et ses variations
d'ampleur. Il n'y a pas lieu de la contraindre à une régularité rythmique ou
volumique. Cette contrainte, en opposition avec les rythmes naturels du
corps, ne saurait avoir d'effets bénéfiques.
Une fois que la posture est
trouvée et que la respiration s'est installée dans son cycle, il convient de
se décontracter. Il s'agit de relâcher les tensions physiques et psychiques.
Il faut faire ce parcours mental sur son propre corps : laisser tomber les
crispations du visage et de la mâchoire, décrisper la nuque.

Taisen DESHIMARU a donné dans le livre cité en bibliographie une description plus détaillée:
- "Assis au centre du zafu (coussin rond), on croise les jambes en lotus ou en demi-lotus. Si l'on rencontre une impossibilité, et qu'on croise simplement les jambes sans mettre un pied sur la cuisse, il convient néanmoins d'appuyer fortement sur le sol avec les genoux. Dans la position du lotus, les pieds pressent sur chaque cuisse des zones comprenant des points d'acupuncture importants correspondant aux méridiens du foie, de la vésicule et du rein...
- Le bassin basculé en avant au niveau de la cinquième lombaire, la colonne vertébrale bien cambrée, le dos droit, on pousse la terre avec les genoux et le ciel avec la tête. Menton rentré, et par là même nuque redressée, ventre détendu, nez à la verticale du nombril, on est comme un arc tendu dont la flèche serait l'esprit.
- Une fois en position, on met les poings fermés (en serrant le pouce) sur les cuisses près des genoux, et l'on balance le dos bien droit, à gauche et à droite, sept ou huit fois en réduisant peu à peu le mouvement jusqu'à trouver la verticale d'équilibre. Alors on salue (gassho), c'est-à-dire que l'on joint les mains devant soi, paume contre paume, à hauteur d'épauler les bras pliés restant bien horizontaux. Il ne reste plus qu'à poser la main gauche dans la main droite, paumes vers le ciel, contre l'abdomen; les pouces en contact par leur extrémité, maintenus horizontaux par une légère tension, ne dessinent ni montagne ni vallée. Les épaules tombent naturellement, comme effacées et rejetées en arrière. La pointe de la langue touche le palais. Le regard se pose de lui-même à environ un mètre de distance. Il est en fait porté vers l'intérieur. Les yeux, mi-clos, ne regardent rien même si, intuitivement, on voit tout!
- ...L'air est rejeté lentement et silencieusement, tandis que la poussée due à l'expiration descend puissamment dans le ventre. On "pousse sur les intestins", provoquant ainsi un salutaire massage des organes internes...
- Assis en zazen, on laisse les images, les pensées, les formations mentales, surgissant de l'inconscient, passer comme nuages dans le ciel sans s'y opposer, sans s'y accrocher. "

| |