| « Je lève le regard pour contempler le Ciel, Je baisse le regard pour observer la Terre. De loin, je prends l’ensemble des êtres et des choses, De près, je prends mon propre corps.. Alors, j’observe les traces laissées Par les oiseaux et les quadrupèdes Et je commence à créer les 8 trigrammes; » FU XI
Lao Tseu Le Tao Të King 
Il y avait quelque chose d'indéterminé avant la naissance de l'univers. Ce quelque chose est muet et vide. Il est indépendant et inaltérable. Il circule partout sans se lasser jamais. Ne connaissant pas son nom, je le dénomme "Tao". 
L'homme imite la terre. La terre imite le ciel. Le ciel imite le Tao. Le Tao n'a d'autre modèle que lui-même.

LE TAO
- le Tao est le premier principe, celui par lequel tout existe, celui d'où tout procède et où tout retourne, il enferme en soi l'être et non être.
- Trois principaux Maîtres Lao Tseu, Lie Tseu et Tchouang Tseu marquèrent intellectuellement le Tao.
- Les Maîtres du Tao proches de la nature, étaient des hommes de bon sens, indépendants, libre et directs dans leur façon de s'exprimer.
- Ils demeurent pour la plus part encore inconnus.
- A cela, il y a plusieurs raisons, la principale est vraisemblablement la vertu portée au "non-agir" le Wu Wei. Libérés de toutes les contingences du monde ordinaire, ils choisirent de s'effacer en silence.
Lao Tseu, probable fondateur du taoïsme. Lie Tseu, le moins connu, Tchouang Tseu, considéré aujourd'hui comme le plus grand poète chinois.
Lao Tseu Contemporain de Confucius et de Bouddha, Lao Tseu, philosophe chinois, aurait laissé le Dao De Jing ou Tao-tö-King (« Le Classique de la Voie et de la vertu »), grand traité philosophique, en quittant la Chine pour une destination inconnue en Occident.
Lie Tseu Lie Tseu ou Lie Yu K’eou est l’auteur du "Tchoung hiutchen King", qu’on peut traduire par le "Vrai Classique du Vide Parfait". Cette notion de Vide se rapproche du Wu Wei (le non-agir). En fait l'objectif est le détachement qui permet une approche sereine. Pour y arriver, il faut rester "détaché" ne pas perdre "ses demeures".
Tchouang Tseu Il est considéré comme étant le grand maître du taoïsme « Chou, empereur de la mer du Sud et Hou, empereur de la mer du Nord, décident de remercier l’empereur du milieu, Houen-Touen, plus généralement connu sous le nom de Chaos, pour son hospitalité. Or, Houen-Touen ne possède aucunes ouvertures, pas de bouche, ni de nez, ni d’oreilles. Hou et Chou, remarquant que tous les hommes en possèdent sept, pour voir, entendre, respirer et manger, se proposent alors de les lui perforer. Au septième jour, Houen-Touen rendit l’âme. »
- Le manque d’ouvertures, bien qu’il laissait ses hôtes dans l’ambiguïté et la confusion, n’en demeurait pas moins un manque vivant, la mort de Chaos est métaphorique, mort de la véritable unité du monde, la fin d’un état de conscience originel. Les organes sensoriels que lui percent Hou et Chou modifient son rapport au monde et à lui-même.
Ainsi, la mort métaphorique de Chaos peut recevoir deux interprétations, celle du dehors, et celle du dedans. La confusion qui l’habitait initialement et qui lui permettait de demeurer enfant, s’écoule au dehors par les orifices percés ; dans le sens inverse, l’extériorité peut maintenant faire irruption à l’intérieur de lui, c’est ce qui annihile, selon les termes de l’auteur « son souffle vital » (p. 23).
- Le gain d’ouvertures sur le monde est donc, selon le Tchouang-tseu, une perte ; c’est pourquoi le taoïsme parle d’un état perdu d’indistinction et qu’il prône, de ce fait, le retour, pour combler cette perte, à l’état de nouveau-né, état pour lequel le dehors n’existe tout simplement pas.
Le Tchouang-tseu retrouve alors une intuition qui était déjà à l’œuvre chez Lao-tseu selon laquelle le nourrisson présente les caractéristiques souhaitées par le Tao, c’est-à-dire, plus précisément, l’absence de dualités internes.
Wu Wei
Le Wu Wei est le troisième grand pilier du Taoïsme après le Tao (la voie) et le Te (la vertu). Il s'agit du "non-agir", le principe actif du sage qui respecte la vie, de l'harmonie avec la nature et des rythmes naturels de l'homme avec l'univers. Ce principe de non agir est une action à bon escient, sans exagération, et en aucun cas dans la tension. John Blofeld illustre cela en comparant le comportement intérieur de l'homme à celui d'une plante : "Une plante qui a besoin de soleil se tourne vers lui instinctivement, sans effort dans un souci d'économie, et pourtant son acte est efficace ; ainsi devrait agir l'homme!... Sans tension, sans anxiété ni peur, le sage agit quand il le faut."
La perle noire
Tchouang Tseu enseigne que la vraie sagesse ne s'apprend pas comme une science ordinaire ; elle consiste d'abord à se connaître soi-même, puis à travers soi à appréhender le reste de l'univers. Ainsi la vraie connaissance résulte-t'elle de l'expérience et non de l'observation. Pour refléter cela, il nous raconte l'histoire de la perle noire.
"Houang Di se promenait un jour au nord de la rivière rouge, raconte-t-il. Il gravissait le mont Kouen-louen lorsqu'il perdit sa perle noire. Il la fit rechercher par Intelligence, mais Intelligence ne la trouva pas. Alors il envoya Perspicacité, qui ne la trouva pas non plus ; puis Analyse qui ne la trouva pas davantage. Enfin, il envoya Sans Image qui la retrouva. N'est il pas étrange, se dit Houang Di, que se soit Sans Image qui l'ait retrouvée ?"
La perle noire : Essence de l'Être humain, si nous la perdons nous dit Tchouang Tseu, ce n'est pas l'Intelligence (le savoir, la science) qui vous permettra de la retrouver, ni la Perspicacité (l'observation, la mesure), ni l'analyse (la déduction logique), mais le Sans Image. Sans Image : le "sans forme" perceptible, le Tao.
 Lao Tseu dit : "Tout savoir et croire qu'on ne sait rien, voilà le vrai savoir. Ne rien savoir et croire que l'on sait tout, voilà le mal commun de tous les hommes. Tenir ce mal pour un mal en préserve. Le sage est exempt de *fatuité, parce qu'il redoute la fatuité. Cette crainte l'en préserve." *arrogance, prétention
Le chemin de vie
Le chemin de vie est ce fil conducteur que nous suivons de façon consciente ou inconsciente tout le long de notre existence. Nous avançons sur ce chemin avec un véhicule particulier : notre corps physique.
Le chemin sur lequel nous circulons est un chemin de terre. Comme tous les chemins de terre, il comporte des "nids de poule", des trous, des bosses, des cailloux, des ornières et des fossés de chaque côté. Les trous, les bosses et les cailloux sont les difficultés, les heurts de la Vie. Les ornières sont les schémas déjà existants que nous reprenons des autres et que nous reproduisons. Les fossés plus ou moins profonds, représentent les règles, les limites à ne pas franchir sous peine d'accident.
Ce chemin comporte parfois des virages, qui empêche la visibilité ou traverse parfois des zones de brume et des orages. Ce sont toutes ces phases de notre Vie où nous sommes "dans le brouillard", où nous avons des difficultés à voir clair ou à pouvoir anticiper car nous ne pouvons voir devant.
Cette calèche est tirée par deux chevaux, un blanc (Yang) qui est à gauche, un noir (Yin) qui est à droite. Ces chevaux symbolisent les émotions ce qui nous montre à quel point ce sont elles qui nous tirent, voir nous mènent dans la vie.
Cette calèche est conduite par un Cocher qui représente notre mental, notre Conscient. Elle possède quatre roues, deux devant (les bras) deux derrière (les jambes) qui portent et transportent la charge (elle est d'ailleurs toujours plus grosse que celles de l'avant).
A l'intérieur de la Calèche, il y a un passager que l'on ne voit pas. Il s'agit du Maître ou Guide Intérieur de chacun de nous, de notre Non-Conscient, de notre Conscience Holographique. Les chrétiens l'appellent "l'Ange Gardien".
La Calèche avance sur le Chemin de la Vie en apparence guidée par le Cocher. En apparence, car si c'est le Cocher qui conduit la Calèche, c'est en fait la Passager qui en a donné le lieu de destination. De la qualité de sa vigilance, et de sa conduite (ferme, mais en douceur) va dépendre la qualité et le confort du voyage (existence).
S'il brutalise les chevaux (émotions) et les brime, ceux ci vont s'énerver ou s'emballer à un moment donné et risquer de conduire la Calèche à l'accident, de la même manière que nos émotions nous conduisent à des actes irraisonnés voire dangereux.
Si le conducteur est trop relâché, s'il manque de vigilance, l'attelage va passer dans les ornières (reproduction de schémas parentaux par exemple) et nous suivrons les traces faites par les autres, en courant le risque d'aller comme eux au fossé s'ils l'ont fait. De la même façon, si le Cocher n'est pas vigilant, le Cocher ne saura pas non plus éviter les trous, les bosses, les nids de poule (coups, erreurs de la vie) et le voyage sera inconfortable pour la Calèche, le Cocher et le Maître.
S'il s'endort ou ne tient pas les rênes, ce seront alors les chevaux (émotions) qui vont diriger la calèche. Si le cheval noir est le plus fort (parce que nous l'avons mieux nourri…), la Calèche va tirer à droite et être guidée par les images émotives maternelles. Si c'est le cheval blanc dont nous nous occupons le mieux et qui domine, la Calèche va tirer à gauche, vers les représentations émotives paternelles.
Lorsque le Cocher conduit trop vite, force trop comme nous le faisons parfois, ou si les chevaux s'emballent, c'est le fossé, l'accident qui arrête plus ou moins violemment tout l'attelage et avec plus ou moins de dégâts (accident et traumatismes).
Parfois une roue ou une pièce de la Calèche lâche (maladie), soit parce qu'elle est trop fragile, soit parce que la Calèche est passée dans trop de bosses et de trous (accumulation de comportements, d'attitudes inadéquates). Il faut alors réparer et selon la gravité de la panne, nous allons pouvoir le faire nous même (repos, cicatrisation), devoir faire appel à un dépanneur (médecine douce, naturelle) ou si c'est encore plus grave à un réparateur (médecine urgentiste ou chirurgie).
Mais il sera important pour nous de ne pas nous contenter de changer la pièce. Il sera important de réfléchir à la conduite du Cocher et à la manière avec laquelle nous allons changer nos comportements, nos attitudes face à la vie, si nous ne voulons pas que la "panne" se reproduise.
Parfois la Calèche traverse des zones de faible visibilité, c'est à dire que nous ne voyons pas très bien où nous allons. Il peu s'agir d'un simple virage. Nous pouvons le voir et nous préparer à son arrivée en anticipant. Nous devons alors ralentir, repérer dans quel sens tourne le chemin et suivre la courbe en tenant bien les chevaux (maîtriser nos émotions quand nous sommes dans une phase de changement voulue ou subie).
Lorsqu'il s'agit de brume ou d'orage, il est plus difficile de conduire notre Calèche. Nos devons "naviguer à vue", en ralentissant l'allure et en nous fiant aux abords immédiats du chemin. Nous devons dans cette phase faire une totale confiance, pour ne pas dire "aveugle" (lâcher prise), dans les chevaux de la vie (lois naturelles, foi…) et le Maître (Non-Conscient) qui a choisi ce chemin. Ce sont les phases de la vie où nous sommes "dans le brouillard" et où nous ne savons pas où nous allons. Dans ces moments là, nous ne pouvons pas faire autrement que laisser la vie nous montrer la route.
Parfois, nous arrivons dans des carrefours, des bifurcations. Si le chemins n'est pas balisé, nous ne savons pas quel chemin prendre. Le Cocher (le mental, l'intellect) peut prendre une direction au hasard. Le risque de se tromper, de se perdre est grand. Plus le Cocher est sûr de lui, persuadé de tout savoir de tout maîtriser, plus il va vouloir et croire savoir quelle direction choisir et plus le risque sera grand. Nous sommes alors dans la "technocratie rationaliste" où la raison et l'intellect croient pouvoir tout résoudre.
S'il est en revanche humble et honnête avec lui-même, il demandera au passager (Maître ou Guide Intérieur). Celui ci sait où il va, il connaît la destination finale. Il pourra alors l'indiquer au Cocher, qui la prendra à condition que ce dernier est été capable de l'entendre.
En effet la calèche fait parfois beaucoup de bruit en roulant, et il est nécessaire de s'arrêter pour dialoguer avec le Maître ou le Guide Intérieur. Ce sont les pauses, les retraites que nous faisons parfois pour nous retrouver, car il nous arrive de nous perdre.
Eileen Caddy
LE SECRET
Le secret pour que quelque chose marche dans notre vie,
c'est avant tout de désirer profondément qu'il en soit ainsi ;
de croire avec foi que cela peut marcher ;
d'en garder en toutes circonstances
une conscience claire et de suivre avec attention
les étapes successives de cette réussite,
sans laisser la moindre place à l'incertitude ou au doute.
Elle dit aussi : "Méditer ainsi,
c'est retrouver le sens du silence, la simplicité de l'instant, c'est une
rencontre avec son enfant intérieur dans la confiance et dans la joie."
Omraam Mikhaël Aïvanhov
"L’évolution est la loi de la vie. Tout doit évoluer, même les minéraux : ils évoluent très lentement, mais ils évoluent ; il y a dans le minéral une force qui travaille pour faire apparaître toutes les qualités et les vertus qu’il contient. Les pierres précieuses, les métaux précieux sont des minéraux plus évolués qui possèdent des vertus bénéfiques. Les plantes aussi évoluent, et plus elles évoluent, plus elles donnent des fleurs et des fruits nutritifs, curatifs. Il en est de même pour les animaux et les hommes. Et c’est même vrai pour notre planète et tout le système solaire. Tout doit avancer, s’améliorer ; là où cette loi est entravée, il se produit des destructions. Des humanités, des mondes, des constellations ont disparu pour s’être opposés à la loi de l’évolution. Tâchez donc de prendre au sérieux cette loi : toute votre vie en sera transformée et vous vous créerez un avenir magnifique."
Une histoire de cruches
Un porteur d’eau transportait deux cruches suspendues à une pièce de bois reposé sur ses épaules. Mais
l’une d’elles était fissurée. Pendant que l’autre jarre conservait
parfaitement toute son eau de source jusqu’au village, la première
perdait la moitié de sa cargaison en cours de route. Cela dura deux ans. Chaque jour, le porteur d’eau ne livrait qu’une cruche et demie d’eau à chacun de ses voyages. La jarre parfaite était fière d ’elle car elle remplissait sa fonction sans faille. Mais la cruche abimée avait honte et elle était déprimée car elle n’accomplissait que la moitié de sa fonction.
Un jour, elle s’adressa au porteur d’eau lorsqu’ il la remplissait à la source : - Je me sens coupable, je te prie de me pardonner. - De quoi as-tu honte ? Demanda le porteur d’eau. - Je ne porte que la moitié de ma cargaison d’eau dû à ma fissure qui laisse fuir l’eau. Par ma faute, malgré tous tes efforts, tu ne livres que la moitié de l’eau. Tu n’obtiens pas le fruit de tes efforts à cause de moi. Le porteur d’eau, touché de cette confession, lui répondit : - N’y songe plus et pendant le retour à la maison, regarde les belles fleurs au bord du chemin.
Sur la route, la vieille jarre vit de très jolies fleurs baignées de soleil et cela lui mit la joie au cœur. Mais elle se sentait encore coupable parce qu’elle avait encore perdu la moitié de son eau. Le porteur d’eau dit alors à la cruche : T’es-tu rendu compte que les belles fleurs poussent de ton côté du chemin et aucune de l’autre côté ? J’ai toujours su que tu perdais de l’eau et j’en ai tiré parti. J’ai semé des fleurs et toi, tu les arrosais pendant le chemin. Sans toi, jamais je n’aurais pu obtenir des fleurs aussi fraîches et gracieuses.
Morale de l’histoire : Nous avons tous des éclats, des blessures, des défauts. Nous sommes tous des jarres abimées. Certains
d’entre nous sont diminués par la vieillesse, certains ne brillent pas
par leur intelligence, d’autres trop petits, trop grands,trop gros,
trop maigres, mais ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent
nos vies intéressantes et exaltantes. Vous devez prendre vos proches tels qu’ils sont et voir ce qu’il y a de bon et de bien en eux. Il y a beaucoup de positif. Il y a beaucoup de bon en vous. Souvenez-vous d’apprécier tous vos proches qui peuplent votre vie! Sans eux, la vie ne serait pas la vie
Auteur inconnu.
Omraam Mikhaël Aïvanhov
"Pour que la Création devienne pour vous éloquente, vivante, pleine de sens, il faut apprendre son langage. Toute votre existence doit tendre vers ce but : entrer en communication avec la nature et ses habitants. Des habitants, il y en a partout : dans l’eau, l’air, la terre, le feu, les montagnes, les arbres, le soleil, les étoiles… partout ! Et ils nous saluent, nous font des signes. Mais qui les voit ?
Et qui voit aussi que la nature est une substance lumineuse traversée par des rayons dont aucune langue ne peut décrire la beauté et les couleurs ?…. Pour que ces habitants vous acceptent, pour qu’ils vous secourent et vous soutiennent, préparez-vous à entrer dans ce monde immense avec votre attention, votre compréhension et votre amour. Vous habitez déjà ce monde, vous y marchez, mais vous devez l’ouvrir encore à votre conscience, ôter le voile qui vous empêche de le voir."
« Gardez toujours à l'esprit que votre propre décision de réussir est plus importante que n'importe quoi d'autre. » (A. Lincoln)
Il est de nombreux chemins pour réussir. Cependant, si l’on observe les
trajectoires célèbres, on s’aperçoit que le succès naît bien davantage
d’une force intérieure que de la faveur des circonstances. De sorte que
l’on pourrait définir l’être qui réussit comme quelqu’un qui est
d’abord porteur de succès, tant il est vrai que c’est cette conscience
qui va déclencher les conditions propices à l’avènement de rencontres
décisives ou de circonstances providentielles. Le philosophe Alain
avait raison de considérer que ce sont les passions et non les intérêts
qui mènent le monde. La force intérieure d’un être, c’est sa capacité
d’enthousiasme et de confiance (en lui, en les autres, en la vie, dans
sa bonne étoile ou dans la Providence) qui va lui insuffler assez de
persévérance, et mobiliser en son for intérieur assez d’énergie pour
que rien ne le détourne d’un projet à concrétiser ou d’un rêve à
accomplir.
François Garagnon
« Soyez content de votre sort, ami, c'est là la sagesse. » (Horace)
Le Comte de Daru avait pour devise : « Gardons-nous de chercher ce
qu’on ne peut atteindre ». La sagesse est dans cette mesure : ne pas
faire dépendre son bonheur de choses qui ne dépendent pas de notre
volonté ou de nos capacités. Le principe d’exigence ne doit pas nous
faire renier le principe de gratitude. Ce que l’on attend ne doit pas
occulter ce que l’on a déjà reçu, sans quoi nous risquons d’être
ballottés toute notre vie entre revendications, récriminations et
désirs inassouvis.
Pour passer de la frustration à la sérénité, on ne doit pas voir
seulement ce qui est à réaliser, mais constater aussi ce qui est déjà
accompli. Notre bien-être tient dans cette perception tranquille
qu’aucune attente de lendemains-qui-chantent ne vaut la plénitude que
nous découvrons aujourd’hui, ici et maintenant, au cœur de l’ordinaire
des jours…
François Garagnon
Auteur du best-seller “Jade et les sacrés mystères de la vie”
Dernier livre paru : "Joy et la divine quête du bonheur"
Le Zubial d'Alexandre Jardin C'est le meilleur livre d'Alexandre Jardin, l'histoire est simple, Alexandre a écrit son
enfance au côté de son père, qui quelques années plus tard
est décédé. Écrire c'est une histoire de famille et les hommes ne
meurent pas simplement.
Je vous fais partager son histoire qui me touche beaucoup.
"Imaginez que vous êtes lui. Imaginez que vous vous donnez soudain le droit
d'être furieusement heureux. Oui, imaginez une seconde que vous n'êtes plus
l'otage de vos peurs, que vous acceptez les vertiges de vos contradictions. Imaginez que vos
désirs gouvernent désormais votre existence, que vous avez réappris à
jouer, à vous couler dans l'instant présent. Imaginez que vous savez tout un coup
être léger sans être jamais frivole. Imaginez que vous êtes
résolument libre, que vous avez rompu avec le rôle asphyxiant que vous croyez
devoir vous imposer en société. Vous avez quitté toute crainte
d'être jugé. Imaginez que votre besoin de faire vivre tous les personnages
imprévisibles qui sommeillent en vous soit enfin à l'ordre du jour. Imaginez que
votre capacité d'émerveillement soit intacte, qu'un appétit tout neuf,
virulent, éveille en vous mille désirs engourdis et autant d'espérances
inassouvies. Imaginez que vous allez devenir assez sage pour être enfin imprudent.
Imaginez que la traversée de vos gouffres ne vous inspire plus que la joie.
C'était tout cela être le Zubial."
Et vous, vous donnez vous le droit d'être heureux ?
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